Chômage : Quelle catégorie la plus touchée ?

Chômage : Quelle catégorie la plus touchée ?

Les participants en train de suivre l’exposé.©Akeza.net

«Le taux de chômage au Burundi s’estime autour de 1,9%.Il est le plus élevé dans les milieux urbains là où il s’estime à 10%» a déclaré Gilbert Niyongabo, Professeur d’Université  dans son exposé sur le chômage et sous-emploi, au cours  de la commémoration du 5ème mois de la statistique au Burundi et la 24ème  Journée Africaine de la Statistique éd 2016 organisé par ISTEEBU.

Gilbert Niyongabo indique que le taux de chômage varie selon le milieu. Par exemple, il est de 10% au sens strict et 15% au sens large. Ce dernier croît avec le niveau d’éducation et il touche les plus jeunes. Il est le plus prononcé en mairie de Bujumbura.

Quant au sous-emploi, il précise qu’il touche les hommes et les femmes dans des proportions assez similaires. Paradoxalement au chômage, le sous-emploi  est le plus prononcé en milieu rural qu’en milieu urbain.

Le sous-emploi serait-il synonyme du sous-emploi invisible ?

Le sous-emploi invisible est lié à l’emploi inadéquat. Selon M.Niyongabo le sous-emploi touche toute personne dont le rapport du revenu au temps consacré à l’activité principale est inférieur au seuil déterminé en rapportant la valeur du salaire minimum interprofessionnel garanti au volume horaire mensuel prévu par la réglementation en vigueur. Il signale que les employés du secteur informel sont plus touchés par le sous-emploi invisible car ces derniers dès fois travaillent des heures supplémentaires et ne sont pas comptant de leur salaire. Ils n’ont pas droit au congé, aux soins de santé, sécurité sociale…etc.  Ce qui les pousse à chercher d’autres occupations qui s’ajoutent à  leur emploi principal.

Pourquoi le sous-emploi  élevé en milieu rural ?

D’après Niyongabo cela s’explique par le fait que beaucoup d’ agriculteurs du milieu rural n’arrivent pas à totaliser 40 heures de travail par semaine qui est la durée hebdomadaire réglementaire.

Le chômage et le sous-emploi constituent des problèmes très sérieux pour le Burundi.

 

Alexandre NDAYISHIMIYE

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