Chômage : 450 projets des jeunes seront financés par la BAD à hauteur de 2,5 milliards BIF entre 2020 et 2022

Chômage : 450 projets des jeunes seront financés par la BAD à hauteur de 2,5 milliards BIF entre 2020 et 2022

” La réduction du chômage des jeunes grâce au renforcement des capacités et l’implication de la Diaspora”. Tel est le projet lancé ce 03 Septembre 2020 à l’Hôtel Panoramique dans un atelier organisé par l’Organisation Internationale des Migrations au Burundi (OIM Burundi), en partenariat avec le Ministère des Affaires Étrangères et de la Coopération au Développement, sous financement de la Banque Africaine de Développement (BAD). De cet accord tripartite, 450 jeunes (dont 50% de femmes) des provinces (Bujumbura Mairie et Gitega) vont tirer bénéfice.

Dans son mot de bienvenue, Jimmy HATUNGIMANA, maire de la ville de Bujumbura s’est réjoui du choix porté sur la capitale économique en tant que l’une des zones cibles du projet. ”Je suis ravi que la Mairie de Bujumbura soit choisie parmi les zones cibles, bénéficières du projet. La Mairie ne ménagera aucun effort pour soutenir son exécution”.

” Le projet compte associer la diaspora burundaise et la jeunesse. C’est dans ce cadre qu’une cartographie de la diaspora burundaise dans deux pays sera élaborée. Différentes catégories de jeunes seront guidées (coaching et mentorat) par les membres expérimentés de la diaspora “, précise Ali Abdi, le représentant de l’OIM au Burundi’’. Il renchérit : ‘’ Il est essentiel d’impliquer les jeunes non seulement en tant que bénéficiaires de projets, mais aussi en tant que partenaires importants à travers l’autonomisation économique grâce à un travail décent et à la création des moyens de subsistance’’.

Le ministre des Affaires Étrangères et de la Coopération au Développement Amb. Albert SHINGIRO appelle la jeunesse à se mobiliser en élaborant des projets innovants. « Le projet de réduction de chômage s’attaque aux facteurs de fragilité à l’emploi des jeunes. La jeunesse (surtout les filles) doit se mobiliser en élaborant des projets innovants. L’implication de la diaspora prouvera que les Burundais de l’étranger peuvent aider dans l’édification de la patrie ».

Sur la question de savoir les critères ayant motivées le choix de la Mairie de Bujumbura et de la province Gitega comme zones cibles du projet, Amb. Albert SHINGIRO a indiqué que les deux capitales respectivement la capitale économique et la capitale politique enregistrent un grand nombre de chômeurs. Toutefois, le ministre tranquillise en précisant que d’autres projets à venir toucheront les autres provinces du pays.

Dans son allocution M. Abdoulaye KONATE, Responsable Pays de la BAD a rappelé à l’assemblée présente que le financement du projet entre dans le cadre de la stratégie de la Banque africaine de Développement ayant pour ambition de doter les jeunes africains de compétences d’employabilité. ‘’Le projet entre dans la stratégie « Job for Youth » de la BAD et porte sur la période 2016-2025. Cette stratégie a pour ambition de doter les jeunes de compétences d’employabilité pour réaliser leur potentiel afin de stimuler la croissance économique à l’échelle du continent africain. Elle créera 25 millions d’emplois directes et indirects et dotera de compétences 50 millions de jeunes sur le continent’’.
En facilitant le dialogue entre le gouvernement burundais et la diaspora, le projet devrait renforcer la participation de la diaspora à la mise en œuvre du Plan National de Développement du gouvernement (2018-2027) et promouvoir l’autonomisation des jeunes.

Mme Mireille MUGISHA, Coordinatrice du département de gestion des migrations à l’OIM a, dans sa présentation, clarifié les modalités de choix qui régiront la cartographie de la diaspora : ‘’Les activités de sensibilisation des membres de la diaspora se feront dans deux pays qui seront déterminés par le comité de pilotage du projet. Nous voulons d’abord voir les compétences recherchées sur base de l’étude qui aura été faite et nous choisirons deux pays où une grande partie de la diaspora burundaise est concentrée. Nous verrons ensuite dans quelles mesures ces deux pays pourront participer dans l’élaboration de cette cartographie. Elle pourra ensuite nous donner des éléments sur le profil des Burundais qui y résident, leurs compétences et leurs volontés à contribuer économiquement pour le Burundi’’.

’100 volontaires se feront connaître auprès des ambassades et consulats. Ils participeront aux exercices de cartographies et contribueront à la formation et coaching des jeunes. Parmi les 100 volontaires, 12 seront des experts hautement qualifiés dans des domaines qui seront renseignés dans l’étude du marché. Par la suite, 20 mentors suivront les jeunes à distance tandis que les 68 restants contribueront aux consultations avec le gouvernement du Burundi’’ conclut Mme Mireille MUGISHA.

Notons que le projet touchera trois principales composantes à savoir l’Étude de base, la formation des jeunes ainsi que le renforcement des capacités des cadres des ministères impliqués. Le budget alloué au projet est de 1,400,000 USD soit 2,5 milliards BIF. Il sera exécuté en 24 mois, soit 2 ans.

Le projet cible principalement les jeunes à risque d’immigration irrégulière, ceux pouvant faire objet du traffic humain, les jeunes à risque de violence ou de criminalité, les déplacés internes, les rapatriés ainsi que les jeunes engagés dans des activités sportives au sein d’associations.

Janvier CISHAHAYO

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