Ces burundaises qui se distinguent au basket : Nancy INARUKUNDO, 27ans, Berco Stars

Ces burundaises qui se distinguent au basket : Nancy INARUKUNDO, 27ans, Berco Stars

Nancy INARUKUNDO , basketteuse chez Berco Stars ©Akeza.net

 Inventé en 1891 par James Naismith, le basket-ball, dont les grandes stars mondiales sont des hommes est pourtant pratiqué aussi bien par les hommes que par les femmes. Pour preuve, Akeza.net a rencontré  quelques jeunes filles dont les noms s’associent aisément avec le ballon orange….

Nancy INARUKUNDO, 27ans, 15 ans sur les parquets, mariée et mère d’une petite fille, et toujours le même amour pour le basket et son équipe Berco Stars.

 

Akeza.net : Parle-nous de ton histoire avec le basketball…

 

Nancy INARUKUNDO : J’ai 27ans aujourd’hui. J’ai commencé le basket-ball quand j’étais  en  7è année, c’était  en 2000. Je me rappelle qu’à l’époque on n’avait pas de chaussures du tout, on jouait pieds nus. J’avais un professeur qui aimait bien le basket-ball, il était en même temps  l’entraineur de Berco star, division B. Il nous entrainait petit à petit. Comme il remarquait que j’avais du talent, j’ai directement commencé à jouer dans l’équipe  B. J’y suis restée pendant 5ans. Après, j’ai intégré  la première division. Au total , nous avons déjà remporté le championnat national 10 fois et récemment on a remporté la zone 5.

 

Akeza.net : Si on fait le calcul, cela fait 15 ans que tu joues au basket ?

 

Nancy INARUKUNDO : Exactement ! Je suis la mère d’une petite fille. Je me suis mariée il y a quelques années  à un basketteur comme moi. Il s’appelle fanny Fabrice SINDAYIGAYA. Il joue depuis très longtemps, c’est un joueur qui a marqué le basket. Il a notamment été capitaine de son équipe, remporté des trophées de meilleur joueur-MVP (zone5, 2011) ou meilleur marqueur. Il a tout gagné. C’est une véritable légende du basket.

En principe, j’aurai déjà pris ma retraite, mais comme j’aime le basket, je n’y arrive pas. Je reviens invariablement sur le terrain, et je joue.

 

Akeza.net : Tu ne penses donc pas à la retraite ?

 

Nancy INARUKUNDO : Je ne me vois pas quitter Berco Stars. Pour moi, Berco est une famille. On a construit des liens d’amitiés très forts. Nous constituons un petit monde que j’aime retrouver. Je ne sais pas si d’autres équipes arrivent à être aussi proches que nous le sommes ici. C’est devenu une famille pour moi.

Si je devais me retirer du terrain, alors je resterai dans le staff de l’équipe. Dans l’avenir, je me vois pratiquer  ce que j’ai appris à l’école,  au sein de l’équipe.  J’ai fait des études de  kinésithérapie et de physiothérapie. Je pourrais notamment exercer sur les joueuses de l’équipe, comme assistante médicale de l’équipe.

 

Akeza.net : Pourtant le basket ne paie pas au Burundi…

 

Nancy INARUKUNDO : C’est vrai. Financièrement, tu ne peux pas attendre du basket au Burundi qu’il te nourrisse ou paie ton loyer comme c’est dans d’autres pays.

En revanche , ce port  m’a permis de faire des connaissances utiles , de rencontrer des personnes qui peuvent m’aider et me soutenir dans la vie de tous les jours. Le basket connecte les joueurs à des personnes qui peuvent leur être très utiles  dans le monde professionnel.

 

Akeza.net : N’est-ce pas un handicap d’avoir un coach homme quand on est une équipe féminine ?

 

Nancy INARUKUNDO : Si on avait une femme entraineur, ce serait un atout car il y a des choses que les basketteuses ne peuvent pas partager avec un coach homme. Heureusement qu’on a des femmes dans le staff donc, ça s’équilibre. Toutefois, j’espère que dans l’avenir il y aura des femmes qui exercent le métier de coach. Même en tant que coach assistant, ce serait un plus pour l’équipe.

 

Akeza.net : Merci beaucoup Nancy

 

Nancy Inarukundo : Un grand merci à vous et à Akeza.net

 

Alexandre NDAYISHIMIYE / Landry MUGISHA

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