CEBULAC : La multiplication des CLAC, un atout pour les jeunes burundais!

CEBULAC : La multiplication des CLAC, un atout pour les jeunes burundais!

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Depuis 1986, des Centres de Lecture et d’Animation Culturelle (CLAC) ont été mis en place par l’Organisation Internationale de la Francophonie dans différents pays d’Afrique francophone. Sur base d’un partenariat entre le Burundi et ladite organisation,  32 Centres de Lecture et d’Animation Culturelle (CLAC) ont été implantés au Burundi depuis 1992. Ces derniers fonctionnent sous la coordination et la supervision du Centre Burundais pour la Lecture et l’Animation Culturelle (CEBULAC).

En 1992, un premier réseau de 10 CLAC a été ouvert à Ijenda en province Bujumbura. Un deuxième réseau a vu le jour en 2013. Avec l’ouverture de 10 autres CLAC dans neuf provinces du pays qui a eu lieu le 13 décembre 2018 à Kigamba en province Cankuzo, le nombre de CLACs a augmenté au Burundi.

Léonidas  Ndayiragije, coordinateur des Centres de Lecture et d’Animation Culturelle,  confie que les CLAC sont implantés dans les zones les plus reculées ou en périphérie des grandes villes afin de désenclaver les localités éloignées des centres urbains qui n’ont pas accès à l’information.

 

La lecture, un support d’apprentissage!

Léonidas  Ndayiragije, coordinateur des CLAC confirme que ces derniers sont plus fréquentés par des jeunes de moins de 18 ans, en grande partie des élèves.  « Selon une enquête faite là où sont implantés les CLAC, les statistiques ont montré  que les élèves qui les fréquentent réussissent mieux. Grâce à la lecture, leurs  notes s’améliorent, voire leurs connaissances. Les CLAC ouvrent des horizons au monde du savoir. Une bonne opportunité accordée aux apprenants afin d’améliorer leurs performances scolaires», révèle Ndayiragije.

Selon toujours Monsieur Ndayiragije, tout CLAC doit avoir une bibliothèque, une salle d’animation équipée de matériel informatique, audiovisuel et des jeux de société. Le but est d’inciter diverses personnes à fréquenter ces centres. « A part la lecture qui ne se fait qu’à la bibliothèque, il y a d’autres activités qui se déroulent dans les CLAC notamment les jeux, le théâtre, la poésie, la projection de films, la musique et d’autres», confie Monsieur Leonidas.

Les CLAC sont ouverts pour tout le monde sans distinction aucune. « Les CLAC accueillent toutes les catégories de personnes, les instruits et les non instruits, ceux qui vont en classes et ceux qui n’y ont pas mis les pieds, les hommes et les femmes », indique-t-il. Ils sont ouverts même les weekends.

 

Les CLACs, pour la promotion des auteurs burundais !

Monsieur Alain Patrick Muheto, directeur du CEBULAC confie que le CEBULAC a commencé à faire la multiplication des œuvres d’écrivains burundais afin de les mettre dans les différents CLAC tout en privilégiant celles écrites en Kirundi. « Le CEBULAC rassemble des livres d’auteurs burundais afin de les mettre dans les différents CLAC. Les œuvres écrites en Kirundi sont privilégiées pour favoriser ceux qui fréquentent ces centres qui ne maitrisent pas les langues étrangères». Il donne l’exemple de deux œuvres de Jean Baptiste Ntahokaja « Imigani-Ibitito » et « Imigenzo y-ikirundi».

Rappelons que Diomède Niyonzima, un écrivain burundais vivant au Canada, a acheminé 21.000 livres au Burundi destinés aux différents CLAC.

Signalons aussi que selon la politique du gouvernement annoncée par le Chef de l’Etat le 19 mars 2016 dans la commune Isale-Mugaruro, des centres d’animation culturelle devaient être installées dans toutes les 119 communes du Burundi avant la fin de l’année 2019.

 

Melchisédeck BOSHIRWA

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