‘’Ce que j’appelle oubli ! ’’ sur le programme de la 3ème édition de ‘’Buja sans tabou’’

‘’Ce que j’appelle oubli ! ’’ sur le programme de la 3ème édition de ‘’Buja sans tabou’’

Olivier Coyette interprétant la pièce ‘’Ce que j’appelle oubli !’’ sur scène ©DR

La pièce est un cri déchirant qui ramène à la vie un homme mort pour avoir eu trop soif. Selon son interprète, Olivier Coyette, elle questionne sur la fragilité de l’existence humaine et devrait avoir une portée universelle.  

 

Un jeune homme entre dans un supermarché, se saisit d’une canette de bière, la décapsule et en boit quelques gorgées. À quoi il pense en étanchant sa soif ? Surgissent alors quatre préposés à la sécurité, qui l’entraînent à l’arrière du magasin, dans les frigos, jouent à le frapper puis finissent par le tabasser à mort. Une fiction librement inspirée d’un fait divers, survenu à Lyon, en décembre 2009.

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Au début, le narrateur vient évoquer la mort du frère disparu. Mais au fond, ce qu’il dit n’apporte que peu d’informations par rapport à ce que le frère survivant sait déjà. Dès lors, les mots servent à effectuer le travail de deuil, et à tenter de passer d’un récit subjectif à un récit objectif, mais sans jamais y arriver vraiment. Le travail de mémoire, dès lors, est ce qui reste pour que le travail de deuil soit accompli : faire revivre le disparu, lui inventer d’autres destins, le ressusciter à travers des souvenirs heureux.

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L’interprète de la pièce a déclaré, sur le site  théâtre contemporain.net , que le  texte a une portée universelle et devrait être joué partout dans le monde parce qu’il questionne la fragilité de l’existence humaine, la brutalité de la mort et la sauvagerie de l’irruption de celle-ci, lorsqu’elle survient par abus d’autorité. Le public est convié à un voyage émouvant, au cœur même de l’absurdité de ce moment de bascule entre vie et mort.

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Quid du metteur en scène ?

 

Olivier Coyette, poète et dramaturge français d’origine belge, il est aussi acteur et metteur en scène. Après une licence en philologie romane en Belgique, il entreprend des études en anthropologie sociale et culturelle. Il obtient ensuite un DEA en étude théâtrale à la Sorbonne. Entre autres les pièces qu’il a déjà mis en scène : Les Contes héroïco-urbains (2007), Terrorism, (2010), Ce que j’appelle Oubli, (2016).

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Rappelons aussi qu’il a été de passage en 2014 pour dispenser une formation sur le jeu d’acteur dans la continuité de la première édition du festival international ‘’Buja sans tabou’’ www.youtube.com/watch?v=VwZ0bmFxXeo&feature=youtu.be. Il a contribué et continue à apporter sa pierre à l’éclosion et au professionnalisme du théâtre burundais. A son actif, il détient le prix Georges Lockem de l’Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique pour son recueil de poèmes manuscrit Chiizuo Ku Dasai (1998) qui récompense un poète belge de langue française, âgé de 25 ans maximum.

 

 

 

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