Burundi : Une croissance économique de 2,5% d’ici 2020 d’après la Banque Mondiale

Burundi : Une croissance économique de 2,5% d’ici 2020 d’après la Banque Mondiale

Un vendeur dans un marché de Bujumbura ©Akeza.net

La banque mondiale a publié en ce mois de janvier le rapport des Perspectives Économiques Globales. Un document qui donne un aperçu des perspectives économiques mondiales pour l’année 2018 mais également – de manière plus avancé et selon les continents – pour les années 2019 et 2020. Tout cela accompagné de chiffres.

De premier abord, les nouvelles semblent être bonnes pour l’économie mondiale. En effet, selon la banque mondiale, la croissance économique mondiale va s’accélérer à 3,1 % en 2018 après avoir atteint un taux beaucoup plus élevé que prévu en 2017. Cependant, toujours selon la banque mondiale, cette reprise pourrait être de courte durée. « … A terme, le ralentissement de la croissance potentielle — qui mesure la vitesse à laquelle une économie peut progresser lorsque la main-d’œuvre et le capital sont pleinement employés — pourrait éroder les progrès enregistrés dans l’amélioration des niveaux de vie et la réduction de la pauvreté à travers le monde… », pouvait-on lire dans le communiqué publié par la banque mondiale sur son site internet.

En ce qui concerne le Burundi, l’année 2018 apporte de bonnes nouvelles pour ce qui est de la croissance. Après avoir connu 2 années où la croissance s’affichait en rouge (-3.9 en 2015 et -0.6 en 2016), 2017 aura été l’année de la reprise pour l’économie burundaise. Quoi que faible, l’économie a connu une croissance de 0,5% et connaitra un regain de 1% pour atteindre le 1,5% en 2018. Selon les chiffres de la banque mondiale, la croissance économique burundaise pourrait atteindre la barre de 2,5% d’ici à 2020.

De manière globale, cette relance économique – pour ce qui est de la zone d’Afrique Subsaharienne- est essentiellement dû à une modeste récupération en Angola, au Nigeria et en Afrique du Sud – les plus grandes économies de la région – supportée par une amélioration dans les prix des produits de base, des conditions de financement mondiales favorables, et un ralentissement de l’inflation qui a contribué à la hausse de la demande des ménages. Cependant, Jim Yong Kim, Président du Groupe de la Banque Mondiale exhorte les états à doubler de vigilance. « La reprise de la croissance mondiale est encourageante, mais l’heure n’est pas à l’autosatisfaction » a-t-il dit. Et d’ajouter « C’est une excellente occasion d’investir dans le capital humain et physique. Si les responsables politiques à travers le monde privilégient ces investissements essentiels, ils pourront améliorer la productivité nationale, accroître le taux d’activité et aider à réaliser le double objectif du Groupe : mettre fin à l’extrême pauvreté et promouvoir une prospérité partagée »

Ces perspectives de croissance apportent un nouveau souffle à l’économie locale et espérons-le permettront une relance effective de cette économie qui subit de nombreux remous depuis quelques années.

 

Moïse MAZYAMBO

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