Burundi : Les musiciens réclament la démission du Président de leur association

Burundi : Les musiciens réclament la démission du Président de leur association

Bruno Simbavimbere dit Memba, Président ad intérim de l’Amical des Musiciens du Burundi.

Plusieurs voix des artistes musiciens s’élèvent  pour réclamer la démission de Bruno Simbavimbere alias Memba Président de l’Amical des Musiciens du Burundi ad intérim depuis plus de 10 ans.

Si quelques artistes assument leur point de vue sur les réseaux sociaux, il y’a d’autres qui partageraient le même point de vue avec leurs compères, dont les grands noms de la musique burundaise, mais qui ne souhaitent pas s’exprimer publiquement. «On est fatigué par un Président qui ne nous amène aucun changement. Tout ce temps sans  progrès, Il est temps qu’il cède sa place» nous a dit un des poids lourds de la musique burundaise, en contactant notre Rédaction.

Les chanteurs burundais se retrouvent coincés à un certain niveau au détriment des artistes de la Communauté Est-Africaine. Certains se heurtant à un déclin lamentable  préfèrent évoquer ce qu’ils appellent «le manque de patriotisme» des burundais qui affichent une préférence pour la musique étrangère. D’autres n’ayant pas de solutions, se résument à dire que c’est de la faute des médias burundais qui ne jouent pas minimum à 95% la musique burundaise.

L’industrie de la musique africaine en générale et celle de la région Est-africaine en particulier étant passé à un niveau supérieur, nombreux sont les chanteurs burundais qui n’arrivent pas à suivre le rythme. Impuissant face à un business trop exigeant en terme de stratégie et d’investissement, ils se rabattent à tort ou à raison au Président de l’Amical des Musiciens du Burundi et aux médias transformés en de véritables boucs émissaires.

Pour Bruno Simbavimbere qui a hérité de l’Amical  des Musiciens du Burundi, ce n’est pas compréhensible que les artistes s’en prennent à lui dans la mesure où l’association qu’il président n’a pas de budget de fonctionnement. «Les artistes ne viennent jamais dans les assemblées générales, pas de cotisation, ils ne prennent même pas la peine de savoir s’il y a des projets sur lesquels on travaille. Le Burundi n’a pas besoin des divisions, on doit construire ce pays» Dit Bruno Simbavimbere face à ces allégations.

Si  certains chanteurs ont déjà exprimés leur position, Happy Famba pense que changer le Président de l’Amical des Musiciens du Burundi ne serait pas la solution. «L’artiste a besoin de s’investir dans son travail. La musique comporte plusieurs enjeux. On ne se limite plus à chanter. C’est devenu un terrain de rudes compétitions» précise-t-il.

Le débat sur la stagnation de l’industrie de musique burundaise est d’actualité.  De toutes parts, on sent qu’il  y’a un besoin de voir les choses changées.

A suivre…

Armand NISABWE

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