Burundi : de l’espoir pour l’art…1re partie

Burundi : de l’espoir pour l’art…1re partie

 Regis BIG , Yves Kolly , DJ Prince , Vianney & Bobona

J’aime la culture…j’ai toujours aimé la culture…, et quand j’ai vu ce que la crise a fait aux artistes et aux créateurs de mon pays, j’ai beaucoup souffert intérieurement…

Ce matin, en regardant deux petites vidéos, plutôt simples en apparences, j’ai eu une lueur d’espoir…

 

Du rap, de l’umuduri et de la percussion

 

Je ne saurai dire exactement depuis combien de temps ce conflit dure. Je sais juste que les anciens artistes trouvent les chansons actuelles dénaturées, déculturées et peu susceptibles de percer sur la scène internationale. De l’autre côté, il y a nos rappeurs et autres musiciens de la nouvelle génération qui font la sourde oreille. En gros, les anciens ne contestent pas la musique actuelle. Du moins, plus maintenant. Ils trouvent tout simplement qu’elle gagnerait beaucoup à s’enrichir d’une identité culturelle burundaise.

 

Et qu’est-ce que je vois ? Un rappeur (Régis BIG) qui égrène ses mots sur le rythme de l’umuduri traditionnel (joué par le producteur Yves Kolly) et un peu de percussion dans l’arrière (joué par DJ Prince). Qui l’aurait cru ?

 

C’est improvisé, c’est nouveau et c’est différent : d’emblée deux assertions sautent : celle qui veut faire comprendre que ce n’est pas possible de faire une fusion du moderne et du traditionnel avec des genre comme le rap,  le r’n’b ou la pop, et celle encore plus persistante qui soutient qu’un tel morceau ne serait pas esthétique au niveau sonore.

 

En définitive, on avance….

 

Bobona et Vianney : la vidéo à voir…

 

J’ai aussi vu cette superbe vidéo du chanteur Bobona qui reprend « Akajambo », l’un de ses morceaux cultes, avec Vianney ‘’Vichou’’ du groupe Peace and Love à la guitare. Dans cette vidéo, Vianney démontre encore une fois ses capacités incroyables en tant que musicien. Il introduit le morceau avec une partition instrumentale en simulant l’inanga à la guitare. Sa progression est tout simplement belle et admirable.

Bobona le rejoint ensuite avec sa voix claire et simple.  La nostalgie vous saisit au son des premières paroles….

 

Ce que j’en pense…

 

Autrefois, il aurait fallu un dispositif énorme pour que ces deux moments nous parviennent et nous touchent autant. Aujourd’hui, il faut juste un smartphone, une connexion 3G et une présence sur les réseaux sociaux pour raconter son histoire et toucher du monde…

 

Nos artistes qui au cours des derniers mois ont eu du mal à faire recours à leurs moyens de visibilité traditionnels, soit la scène, la radio et la télévision, apprennent à tirer avantages des plateformes sur les réseaux sociaux pour se maintenir dans l’œil du public.

 

Une chose est sure…les réseaux sociaux sont devenus le nouveau terrain de jeu…

 

A suivre…

 

Landry MUGISHA

 

 

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