Burundi dans le top 21 des pays les plus touchés par la pollution de l’air à l’intérieur des habitations

Burundi dans le top 21 des pays les plus touchés par la pollution de l’air à l’intérieur des habitations

© Photo d’illustrationː La fumée dégagée lors de la cuisson pollue les habitations

Le Burundi comme d’autres pays dans le monde est affecté par l’incidence de la pollution de l’air sur la santé de la population et sur l’environnement.

D’après la Politique Nationale d’Assainissement du Burundi, la pollution d’origine domestique est la plus importante et la plus dangereuse pour la santé de la population.

Dans le monde, la pollution domestique entraine environ 3,8 millions de décès prématurés chaque année, la grande majorité d’entre eux dans les pays en développement.

 

Des milliers de décès par an au Burundi

Au Burundi, un tiers de la population burundaise vit quotidiennement en contact d’une atmosphère saturée de mauvaises odeurs et contenant des germes et d’autres éléments pathogènes liés à l’inexistence ou au non-respect des normes sanitaires et environnementales. Les conséquences se chiffrent en milliers de décès par an.

La Politique Nationale d’Assainissement du Burundi précise les sources de la pollution en général. Elles sont surtout d’origine domestique. Ce sont les combustibles de biomasse et du bois, la bouse de vache, les résidus agricoles, ainsi que le charbon employé pour la cuisson et le chauffage.

 

D’après l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), le Burundi fait partie des 21 pays dans le monde les plus touchés par la pollution de l’air à l’intérieur des habitations, qui est à l’origine de près de 5 % de la mortalité et de la morbidité.

La pollution de l’air est un tueur silencieux qui rase à petit feu la population. Il est de fait primordial que tous les concernés conjuguent les efforts pour limiter voire éliminer les sources de la pollution de l’air et de la pollution domestique en particulier.

 

Actualiser la législation                                                                        

La Politique Nationale d’Assainissement du Burundi mentionne un vide juridique en ce qui concerne la pollution atmosphérique. Elle mentionne également des lacunes dans d’autres domaines de l’assainissement qui ne sont traités que de façon partielle par la législation existante ou en préparation. Actualiser de fait la législation permettra l’éclaircissement des actions à mener afin d’apporter des alternatives appropriées en énergies écologiques.

 

Ne faudrait-il pas penser à intensifier le soutien accordé aux projets promouvant la production des combustibles et des foyers améliorés permettant la cuisson sans fumé? En tous cas les entrepreneurs privés s’y sont déjà mis ; ce qui est salutaire. Le cas de KABIOF, une entreprise produisant des combustibles écologiques à Gitega est parmi beaucoup de ces projets qui émergent. Vulgariser du coup ces combustibles au niveau national reste un travail à mener.

Signalons que la récente célébration de la journée internationale de l’environnement de Juin 2019 en Chine s’est tenue sous les hospices de la lutte contre la pollution. Le thème de la journée était  ‘’La pollution de l’air’’. Le monde entier s’est levé pour lutter contre le fléau de la pollution. Le Burundi devra suivre la locomotive.

http://www.presidence.gov.bi/wp-content/uploads/2017/04/.pdf

Janvier CISHAHAYO

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