Bujumbura aux heures de pointe : Les passages piéton et les piétons en paient le prix fort !

Bujumbura aux heures de pointe : Les passages piéton et les piétons en paient le prix fort !

Les heures de pointes sont synonymes de pagaille dans les routes de Bujumbura. Que ça soit 8h, 12h ou 18h, il suffit seulement que les files indiennes causées par les embouteillages des voitures commencent à se former sur les principaux axes routiers que les retardateurs se mélangent aux chauffards pour s’acharner sur l’espace piéton.

 

Tuktuk, motocyclettes, poids lourds, bus de transports, voitures de particuliers, etc… L’espace censée servir de passage aux piétons est assailli par ces engins à moteur. Non seulement les piétons se trouvent désemparés mais également les infrastructures routières se disloquent. « Les espaces piétons ne sont pas faits pour supporter un tonnage aussi conséquent », fait savoir un ingénieur évoluant dans la construction.

 

Certains axes commencent à se disloquer

Le constat a été fait au niveau du boulevard Mwezi Gisabo près du Centre Hospitalo Universitaire de Kamenge (Roi Khaled) où des nids de poules commencent à se multiplier sur l’espace piéton. Les dommages sur le boulevard risquent de s’intensifier si rien n’est fait pour protéger cet axe routier.
Ce cas n’est pas le seul car des routes présentant de nids de poules sont légion sur l’ensemble du réseau routier de la Mairie de Bujumbura.

 

Les piétons se lamentent

Les infrastructures ne sont pas les seuls qui subissent les méfaits de ce comportement mais aussi les piétons se lamentent.
Un usager fâché, se plaint : « Ces chauffeurs se prennent pour qui pour s’approprier de notre espace ? Ils conduisent à vive allure et en même temps ils n’hésitent pas à griller les voies pour nous créer des ennuis causant parfois des accidents ». Il ajoute : « Il faut que des mesures soient prises pour éradiquer ce comportement ».

Les infrastructures routières doivent être protégées surtout qu’elles coûtent une fortune à l’Etat. Ces fonds qui sont régulièrement déboursés précocement pour l’entretien et la reconstruction pourraient être utilisés dans d’autres projets sociétaux si ces infrastructures étaient préservées.

Il est à noter que selon le programme d’investissement de base, le coût total des investissements pour améliorer la qualité des infrastructures (les routes y compris) s’élève à 5,8 Md$ pour la période 2010-2030.

 

https://www.afdb.org/fileadmin/uploads/afdb/Documents/Project-and-Operations/

Janvier CISHAHAYO

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