Buja Sans Tabou, la 4ème édition sera là où on l’attendait le moins.

Buja Sans Tabou, la 4ème édition sera là où on l’attendait le moins.

Buja Sans Tabou, la 4ème édition sera là où on l’attendait le moins ©Akeza.net

Il faudra attendre encore deux ans pour découvrir la 4ème édition de Buja Sans Tabou. L’édition précédente de ce festival s’était donnée comme mission d’amener le théâtre vers son public. Comme la formule a connu un beau succès, l’idée sera reprise en 2020 pour la 4ème édition. Cette fois-ci, Buja Sans Tabou promet d’aller plus au contact des gens en prenant d’assaut les quartiers de Bujumbura.

 

La 4ème édition en grande pompe

Du nouveau et encore du nouveau. Freddy Sabimbona, le directeur artistique du festival insiste sur l’originalité de cette édition. « Nous avons envie de bousculer les choses, de casser la routine et d’aller là où on nous attend le moins » nous révèle-t-il.  Pour mieux susciter l’intérêt des burundais en particulier, rien de plus spécial que de découvrir notre propre histoire et de se l’approprier. Le thème de la 4ème édition ? THEATRE ET HISTOIRE.

 

Du questionnement à une belle découverte, Freddy raconte…

La 4ème édition du festival de théâtre BUJA Sans Tabou se lance à la quête de l’histoire des premiers quartiers de la capitale burundaise. « Par exemple, nous avons appris que les premiers quartiers qui ont été créés à Bujumbura sont au nombre de 8 à savoir : Kabondo, Bwiza, Buyenzi, Nyakabiga, Ngagara, Kinama, Kamenge et le quartier Asiatique. Quelle est l’histoire de ces quartiers ? Leurs essences ? Leurs âmes ? Leurs légendes ? Leurs blessures ? Leurs démons ? » questionne Freddy Sabimbona.

Et d’ajouter « Nous avons réalisé que nous n’en connaissions que des bribes en tant que citoyens et que nous n’avions jamais eu l’occasion de s’approprier notre histoire, l’histoire de notre ville, sa lumière aussi bien que son ombre et pour cela nous avons décidé de creuser, fouiller et ramener l’histoire de ces quartiers à la surface afin de les partager sous forme d’art théâtral.  Voici donc le menu du partage pour le prochain festival ».

Pour Freddy, il est temps que nous nous accaparions de notre propre histoire, plus question que cette dernière ne soit contée que par d’autres.

« Nous sommes sur la bonne voie » nous dit Freddy en parlant du théâtre burundais. Aucune inquiétude à avoir sur l’intérêt du festival au Burundi. Les amoureux du théâtre n’ont donc qu’à bien se préparer pour une belle expérience. Cette fois le Kirundi, le Swahili et le Français sera servi sur table, à chacun son choix. La scénographie ayant connu son éclosion au niveau local grâce au festival, le résultat attendu ne peut que créer déjà un sourire sur les lèvres des organisateurs. « Le théâtre burundais se porte bien, il lui faut juste des bases solides, des racines bien fermes car il n’est pas près d’arrêter de grandir » affirme Freddy.

Au plaisir de vivre pleinement le festival !

 

Huguette IZOBIMPA

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