Big Fizzo : «Il faut que les artistes et les médias apprennent à travailler ensemble»

Big Fizzo : «Il faut que les artistes et les médias apprennent à travailler ensemble»

Big Fizzo en conférence de presse ©Akeza.net

Arrivé hier, vendredi, dans la capitale burundaise pour le lancement de son nouvel album, Big Fizzo a donné une conférence de presse à l’occasion. Il est revenu sur plusieurs sujets, notamment sur la musique burundaise qui tarde à décoller. Pour l’artiste ce ralenti dans le décollage s’impute à beaucoup de facteurs et que les fautes de cette situation se partagent aussi bien entre les artistes et les médias.

Alors que les voisions rwandais ou tanzaniens réussissent à créer une véritable structure autour des artistes, le Burundi semble rester en arrière. A l’exception de Big Fizzo et de Kidum, les artistes burundais ont vraiment du mal  à se faire une vrai place dans le paysage musical est-africain. Une situation que l’interprète de « Leave me alone » impute  aux musiciens mais aussi aux médias.

Pour Fizzo, les médias ne portent pas assez haut les artistes burundais. « Vous les médias préférez passer de la musique étrangère aux détriment des artistes locaux. Vous négligez les artistes locaux en les accusant de faire de la musique de faible qualité. Ce qui n’est pas une bonne chose » répondait-il à un journaliste qui justement le questionnait sur le sujet. Selon l’artiste, les médias néglige le talent des artistes burundais et les relègue au second plan. Ce qui est un handicap pour ces derniers car ils ne peuvent pas véritablement avancer lorsqu’ils ne sont pas portés par les médias locaux. Mais cela est loin d’être la seule raison selon Mugani Désiré dit  Big  Fizzo.

Pour Fizzo, les artistes et les médias ont un peu oublié de parler de musique et se sont concentré sur les conflits entre musiciens. Cet état de chose fait que la musique a un peu perdu sa place dans le débat. Choisir de faire passer de la musique d’un musicien ou d’un autre en se basant sur les affinités des uns et des autres est une chose qui tue la musique burundaise, « C’est de notre faute, nous artistes et les médias parce que nous nous concentrons sur les conflits. » Pour Fizzo, les artistes et les journalistes devraient laisser tomber les conflits et travailler ensemble pour redorer le blason de la musique burundaise.

Et de donner un dernier conseil aux artistes burundais : « Il faut savoir ce que l’on veut, où l’on veut aller et travailler pour cela. Mais surtout et avant tout, il faut aimer son travail».

 

 

Moïse MAZYAMBO

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