Basketball: Qui est donc Guibert Nijimbere, ce basketteur qui fait parler au Burundi comme au Rwanda?

Basketball: Qui est donc Guibert Nijimbere, ce basketteur qui fait parler au Burundi comme au Rwanda?

A Bujumbura comme à Kigali où il évolue, Guibert Nijimbere (24 ans) continue de secouer le monde du ballon orange et par ricochet d’aiguiser les appétits des clubs de basketball. Ancien meneur du club New Star de Bujumbura, Guibert sait comment attirer l’attention et se faire un nom sous d’autres cieux. Evoluant dans le championnat Rwandais depuis 2017, Guibert vient de boucler en beauté la saison 2018-2019 avec bien des titres en poche. Plongée…

Ses accolades sont nombreuses. MVP du tournoi local Gisembe Memorial Tournament(GMT), gagnant du concours de 3 points dans la compétition All Star Game et comme si cela ne suffisait pas, il figure sur l’équipe-type de la saison (2018-2019) en deuxième position. A côté de cela, il a été élu meilleur passeur et le quatrième meilleur marqueur avec 134 points de la saison dernière.

Natif de Mutanga Nord (le 26/12/1995) en province Bujumbura mairie dans une fratrie de 9 enfants (6 filles et 3 garçons), Guibert s’adonne au basketball tout jeune à l’âge de 11 ans soit en 2006. Il bénéficie de premiers enseignements grâce à son père Ephreum Nijimbere, qui l’emmène de temps en temps avec lui sur les terrains de basketball à Bujumbura. Encore petit, il va s’en approprier pour en faire une passion plus tard. Mais avant d’activer la machine, Guibert juge bon de se former. En 2012, il intègre les rangs de New Star (réputé à l’époque) dans la division B. Témoignant d’une touche de balle hors du commun, le club ne tarde pas à le promouvoir en première division(A). Il y évolue pendant 4 ans soit de 2013 à 2017.A chaque fois, il se distingue et parvient à attirer l’attention et la sympathie de la part des amateurs du ballon rond. Il va par la suite réussir à se construire toute une armature et la popularité qui va avec derrière lui.

Bénéficiant d’une bourse d’étude au Rwanda à l’université IPRC KIGALI, Guibert prend le cap vers ce pays en 2017. Parallèlement à ses études dans la Faculté de Génie civil, Guibert obtient l’occasion de poursuivre son amour du « ballon rond ». Sans tarder, il signe un contrat de 3 ans(depuis 2017) avec IPRC Kigali BBC. Satisfait, il ne tarit pas d’éloges pour le basketball burundais comme clé de sa réussite. « C’est grâce à lui que j’ai pu avoir l’opportunité de partir au Rwanda parce que c’est le basketball burundais qui m’a formé et qui m’a offert une certaine visibilité. Il m’a beaucoup aidé ». Il renchérit en affirmant que depuis ses débuts dans le championnat rwandais, l’herbe est toujours verte. « Je suis bien et ça me plaît d’évoluer là-bas parce qu’on injecte des moyens conséquents dans le championnat ».
Se donnant Stephen Curry comne une référence (le grand meneur américain des Warriors Golden State en NBA notamment pour ses qualités en leadership et tirs à 3 points, explique-t-il), Guibert revient sur ses performances au Rwanda. « A vrai dire je ne m’ attendai pas à apparaître dans l’equipe-type de la saison dernière. Mais j’ai bien accueilli la nouvelle et ça me fait plaisir », confie-t-il avant d’ajouter que c’est grâce aux entrainements individuels et de son équipe qui, ensemble lui ont permis d’avoir de bonnes performances tout au long de la saison.

Ce garçon qui intéresse plus d’un de par son talent de meneur est connu pour ses bonnes qualités de shooteur et de pénétration avec une bonne organisation du jeu. C’est également un fantastique dribbleur, un passeur génial , avec en prime une capacité manifeste de marquer tout près du panier. Cérise sur le gâteau, il est capable de tirer vraiment, vraiment très bien. Sur terrain , c’est un “game changer” confirmé.

Capable aussi d’évoluer sur l’aile, Guibert avait prêté assistance au club Patriots BBC(du Rwanda) qui participait en octobre dernier aux éliminatoires du Basketball Africa League Qualifiers (BAL) en Tanzanie où il s’est très bien illustré. Interrogé sur son avenir immédiat, Guibert confie qu’il aimerait évoluer dans un championnat professionnel. « C’est mon rêve », dit-il.

Fleurette HABONIMANA

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