Basketball: Le club les Gazelles menace de traduire en justice le président de la Fédération

Basketball: Le club les Gazelles menace de traduire en justice le président de la Fédération

L’affaire entre le club les Gazelles et le président de la Fédération de Basketball du Burundi(FEBABU), Augustin Kararuza refait surface. Ce dernier est pointé du doigt par le club d’avoir tout manigancé pour qu’il écope d’un forfait et d’une amende de 3000$(faute de ne pas se faire accompagner d’un arbitre international burundais).Par conséquent d’interrompre  les éliminatoires de la Zone V qui ont eu lieu en octobre dernier en Tanzanie. Au moment où le président de la fédération rejetait le tort sur le club en affirmant qu’il était au courant de tout. Dans un point de presse que le club a tenu ce 1 Novembre 2019, son président en exercice dément les propos du président de la FEBABU en clarifiant sa version des faits et menace de le traduire en justice pour haute trahison et mauvaise foi.

 

Les choses sont en train de prendre petit à petit une mauvaise tournure. Alors qu’on pensait que l’affaire était bouclée après avoir enflammé la toile au cours de la semaine allant du 21 au 27 octobre 2019 et qu’on espérait à une résolution au niveau interne. Loin de là !

 

S’adressant à la presse, M.Jean Paul Rukerintore, président du club a pris soin de souligner que l’objectif de ce point de presse n’est pas de jouer au bras de fer mais c’est de lever toute polémique et de ne pas donner du crédit aux allégations du président de la fédération lors de son point de presse tenue le 23 octobre dernier. « Nous sommes vraiment attristés et trahis par celui qui devait nous soutenir. Je peux qualifier cela d’une très haute trahison et mauvaise foi. Le président de la Fédération a intimé l’ordre aux organisateurs du tournoi zone V de ne pas laisser les Gazelles jouer. Comme nous œuvrons au nom du basketball, on n’a pas jugé bon de se taire parce que ce qui nous est arrivé pourrait arriver aux autres. C’est pour cela que nous avons décidé de porter plainte aux organes supérieurs à la FEBABU comme le CNO pour décourager cette mauvaise attitude ».

 

Poursuivant son intervention M.Jean Paul dit ne pas comprendre pourquoi le club Dynamo (Hommes) qui participait également à un tournoi pareil ne s’est pas fait accompagner d’un arbitre international. Selon lui, il aimerait savoir pourquoi deux clubs représentant un même pays ne sont pas traités de la même façon. « Dans une circulaire de la FIBA que nous avons reçu c’était bien écrit que c’était la fédération qui devait prendre en charge cet arbitre international et non pas le club comme le dit M.Kararuza ».

 

Partant de là, le club demande la médiation du CNO afin de le dédommager pour le préjudice qu’il vient de subir et que l’auteur rende compte de ses actes. Il poursuit en demandant aux associations de basketball de se réunir  d’urgence afin de discuter sur cette affaire et trouver l’issu possible de ce bras de fer. Toutefois le club indique si la faute incombe à lui, sportivement il acceptera mais s’il s’avère qu’elle soit du côté de la fédération, il demande des dédommagements.

 

Et nous autres, on se retrouve balancer entre les 2 protagonistes parce que chacune des parties a sa version des faits avec des justificatifs. On ne sait plus qui dit vrai ou qui dit faux. Mais prenant en compte ce que le club a lui-même dévoilé, cette mauvaise atmosphère entre lui et le président de la fédération trouve des racines dans le passé. Les 2 parties conflictuelles s’accusent mutuellement d’un règlement de compte. Bien au-delà de ce conflit éternel,le club se plaint de la discrimination des clubs féminins quand il faut aller jouer à l’extérieur. A l’opposé des garçons qui souvent sont chouchoutés. C’est pourquoi le club veut intenter un procès contre le président de la FEBABU qu’il accuse de haute trahison et mauvaise foi.

 

Signalons que c’était pour la première fois que les Gazelles prenaient part à ce tournoi régional. Autant dire qu’il s’agit d’une mauvaise expérience, qui par conséquent pourrait décourager les autres équipes, surtout féminines, encore très minoritaires. A suivre

 

Fleurette HABONIMANA

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