ARCEV-BURUNDI : Tout faire pour protéger les enfants

ARCEV-BURUNDI : Tout faire pour protéger les enfants

Jean Bosco NSHIMIRIMANA, Coordinateur national de l’ ARCEV ©Akeza.net

ARCEV-Burundi est une  Association de Renforcement des capacités des Communautés pour la prise en charge des Enfants Vulnérables créée en 2011. Elle  vise une communauté développée, équitable et assurant l’épanouissement de ses enfants .Quoique l’association soit jeune, elle a déjà enregistré à peu près 20 cas de violences dont 17 sont des violences domestiques et 3 sont des filles-mères qui sont lésées par le comportement de leurs « faux maris ».

 

Jean Bosco NSHIMIRIMANA, coordinateur national de l’association explique:« Quoique notre association soit  jeune, nous avons déjà enregistré à peu près 20 cas de violences dont 17 sont des violences domestiques et 3 cas des filles mères qui sont lésées  par le comportement de leurs « faux maris ». Les cas les plus fréquents sont entre autres la bastonnade, l’abandon de la  famille et le concubinage. Pour résoudre ce genre de problème, nous faisons l’écoute et l’orientation et une prise en charge psychosociale  mais nous mettons en avant la médiation. Nous écoutons d’abord la personne lésée  puis nous appelons l’autre partie, après nous confrontons les deux parties. Si la médiation n’aboutit pas, nous faisons recours aux deux familles (la famille du mari et celle de la femme). Cela en cas de conflit entre le mari et sa femme».

 

Parmi les 17 cas de violences domestiques, 16  sont de Bujumbura et un autre de Bururi. L’ARCEV a joué la médiation et les résultats  sont satisfaisants car certaines familles se sont réconciliées et d’autres  ont au moins appliqué les recommandations.

 

L’exemple c’est le cas de Bururi. «La famille était déjà séparée, c’est l’homme qui gardait les enfants et refusait à la femme le droit de  visite et tous ces enfants  étaient mineurs .On a dit que la loi exige que les mineurs doivent être gardés par la maman. On a parlé avec la juridiction de Bururi et on a fini par décider que deux de ces trois enfants soient sous la garde de la maman. Le troisième souffre d’une maladie mentale mais elle est majeure elle est resté chez son papa. Maintenant ces deux parties se respectent, les visites aux enfants se font facilement, d’un côté comme de l’autre. Maintenant nous sommes en train de mener un plaidoyer pour que la fille quoique majeure  soit remise à sa maman. Cela n’as pas encore abouti mais on se félicite parce que les deux parties se respectent déjà», affirme- t-il.

 

En cas de non consensus, le dossier ne s’arrête pas par là. :«l’ARCEV en collaboration avec le conseil de famille prennent des décisions, lesquelles sont  suivies par le conseil de famille. Si le conflit persiste, la femme revient. Dans ce cas nous amenons le cas devant la justice avec notre  procès-verbal  à l’appui, nous les accompagnons en justice. Notre travail s’arrête par-là. Pour la suite , il appartient aux autorités habilités de trancher», renchérit le coordinateur national.

 

Malgré certains procès  qui sont encore  en suspens au niveau de la justice, le coordinateur national se dit très satisfait du pas déjà franchi et espère que l’association  ne pourra aller que de l’avant. L’ARCEV-Burundi se trouve à Nyakabiga II, 4ème Avenue N0 11 dans l’Immeuble de l’ADDF.

 

Alexandre NDAYISHIMIYE

 

 

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