Amour et relations : Chronique d’un père célibataire (1ère partie)

Amour et relations : Chronique d’un père célibataire (1ère partie)

Un père et son enfant

Tout ce qui brille n’est pas  de l’or, tout ce qui est calme n’est pas  serein.  Et tout ce qui est souriant n’est pas forcément  joyeux. C’est une chose de le dire. Moi, je l’ai appris à mes dépens. Je m’appelle Franck  et voici mon histoire…

 

La rencontre…

Tout commence lors d’un retour des vacances de la Tanzanie. Samantha, notre nouvelle voisine d’à côté vit avec son fiancé Julien (qui est par ailleurs mon ami) depuis près d’une année. Dans la parcelle, on partage une cours intérieure commune, et les relations de voisinage vont bon train.

Samantha est une belle jeune burundaise de nature très posée et très calme. Même lorsque nous sommes réunis entre amis autour d’un verre, elle participe même très peu à la discussion, sauf quand il s’agit de sourire et de rire aux éclats. Ai-je mentionné que Samantha a un enfant ?

Eh oui, une jolie petite fille de 3 ans qu’elle a conçue durant son adolescence et dont j’ignore l’identité du père légitime, un homme marié qui aurait péri dans un accident de voiture avant la naissance de la petite, si on en croit  sa confession (oui sa confession).

Tout doucement Samantha change d’air  vis-à-vis de son fiancé Julien, qu’elle n’arrête de traiter de paresseux et de vaurien en raison de son travail moins rémunérant. Elle gagne trois fois son salaire et à la fin du mois, elle gère et paye toutes les factures. Très vite, elle décide de le quitter et malgré toutes les larmes de Julien la décision prise ne changera point. C’est alors qu’un samedi lorsque je me réveille le matin, j’aperçois  un message reçu à 5h du matin: Salut Franck, j’espère que tu vas bien, je voulais te dire que je t’aime. Gardes-le en secret ne dis à personne.

Tremblant, étonné … je dirais même paralysé pendant un petit moment, une image me traversa la tête (Julien,1m80, physique d’un sportif du catch américain, en train de me défoncer la gueule). Mais l’homme en général est de nature têtu surtout lorsqu’il sent qu’il n’a plus le contrôle de lui-même.

 

Le jour où tout a basculé… 

 

 Après deux jours passés à fuir Samantha qui venait de me déclarer sa flamme, on  a pris rendez-vous. A travers ses histoires  de femme maltraitée dans son « semblant » de foyer, de femme incomprise et peu  considérée par sa famille depuis  son enfance, sans m’en rendre, compte petit à petit avec le temps je m’enfonçais. Eh oui ! Comme le titanique, je sombrais, ne voyant devant moi qu’une personne qui ne demande qu’à être aimée avec un cœur sensible.

Cette jeune femme travailleuse et dynamique qui gagne son pain quotidien à la sueur de son front, véritable mère pour son enfant qu’elle élève seule depuis des années m’a séduit. Tous les soirs, on se retrouvait  après son boulot autour d’un verre et je dirais même que Samantha, celle-là même au regard perçant toujours calme, s’ouvrait  très facilement  à moi.

En quelques jours un semblant d’amitié entre nous est né. Quelques semaines plus tard, en dépit du refus de la famille et du regard étonné des amis qui apprennent la nouvelle comme un coup de marteau, on décide de se lancer dans une aventure aussi longue qu’elle devait l’être d’après nos promesses et nos envies si perplexes de vivre ensemble.

Aussi longue qu’elle devait l’être ? Facile de le dire et de se faire des promesses quand tout est encore rose car en ce moment là, le ciel est si bleu qu’on oublie les ennuis et les problèmes de ce monde. Le cœur prend  le dessus, on perd le contrôle, le raisonnement n’a plus de place, les sentiments sont vagues et ceux qui ne sont pas d’accord avec toi deviennent  de potentiels ennemis.  C’est  le début d’un long cheminement vers «l’abattoir».

A suivre…

 

Aimé KAZE

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