Akbar Abdul Keza : Il vient de sauver la vie d’une petite qui a la maladie du coeur !

Akbar Abdul Keza : Il vient de sauver la vie d’une petite qui a la maladie du coeur !
Abdul Akbar Keza (www.akeza.net)

Abdul Akbar Keza (www.akeza.net)

Jeune, beau gosse et courageux, les activités humanitaires font sa fierté. Doté d’une justesse d’âme hors du commun et d’une beauté intérieure, Akbar Abdul Keza est un Burundais qui vient d’aider une petite fille burundaise ayant la maladie du cœur. Assurément qu’il va servir d’exemple pour beaucoup de gens. Il suffit juste de lire cette interview et analyser les paroles qui émergent de chacune de ses réponses.

 

Akeza.net : Bonjour !

 

Abdul K : Bonjour !

 

Akeza.net : Pouvez-vous présenter à nos lecteurs ?

 

Abdul K : Je m’appelle Akbar. Je suis Burundais de naissance mais j’ai aussi d’autres origines. Ma mère est indienne et mon papa est métis. Sa maman est née quand le Burundi formait un même pays que le Rwanda ; le Rwanda-Urundi de l’époque. Je fais partie de cette communauté « étrangère du Burundi « . Donc ces gens qui se sont installés en Afrique puis se sont mélangés et ont formé une nouvelle civilisation. Pour ceux qui me connaissent, je fus un fidele auditeur des jeux radiodiffusés quand j’étais jeune. C’est à l’instar de la CCIB FM+, RTNB, etc. Je gagnais souvent des prix quand je fréquentais l’école primaire. J’ai grandi aussi à Rohero 2, un quartier superbe, bordé par Bwiza et Nyakabiga et qui est à côté de la ville. Ces quartiers symbolisent la diversité de religion, de couleur, de races et de différentes idéologies.

 

Akeza.net : Que faites-vous dans la vie ?

 

Abdul K : Je fais des études en relations internationales et science politique, qui en quelque sortes ont déjà touché sa fin. J’ai aussi une connaissance en sociologie. Je suis activiste des droits de l’homme. J’ai aussi fait un peu de travail de photos modèles quand je suis arrivé ici mais j’ai quitté ce milieu car je voulais retourner à l’école. Après tout, les gens ont besoin de tout ce qui tourne autour d’un humain à savoir l’intelligence, le savoir et l’inspiration. Depuis que je suis enfant, je suis persuadé comme chaque humain que Dieu m’avait mis sur la terre pour une mission spéciale. Je l’ai retrouvée quand j’étais petit, je demandais souvent à mes parents ; pourquoi ceci, pourquoi cela ? Et un jour je suis arrivé à un point où j’ai réalisé que nous pouvons faire une différence. Après mes études secondaires, j’ai fait un an à la Radio Publique Africaine. J’aimais beaucoup mon travail, ces belles rencontres, ces différentes personnalités qui nous construisent dans le chemin de la vie. J’avais le plaisir d’avoir Pamela KAZEKARE à mes cotés. Elle m’inspirait et me soutenait. Aujourd’hui, elle est devenue une grande dame et accomplit sa mission de journaliste.

 

 

Akeza.net : Pouvez-vous nous parler de la transition de votre vie burundaise à celle d’Europe ?

 

Abdul K : Comme la majorité des gens qui se sont exilés, j’ai quitté le Burundi à cause des instabilités politiques et aussi avec l’espoir d’une vie meilleure dans le sens de s’instruire et de l’éducation. Le départ n’était pas facile ni l’occident n’était comme on nous l’avait décrit. La vie est aussi dure ici. L’introduction dans un nouveau pays et affronter un monde est difficile mais j’y suis arrivé car je me disais qu’on doit être des sacrifices pour le bien de l’autre. Quand on passe dans un tunnel, il est noir au début mais à la fin on voit la lumière.

 

Akeza.net : Et si vous nous parliez des prix radios que vous gagniez avant ?

 

Abdul K : Les prix que j’ai gagnés c’étaient dans les jeux questions-réponses. J’aimais ces jeux. Ils m’ont accordé un profil médiatique. Et petit à petit, j’ai utilisé cette plateforme afin de pouvoir utiliser ces opportunités qui m’étaient offertes pour être la voix des sans voix, agir comme un symbole et délivrer un message d’espoir, de démocratie et de paix.

 

Akeza.net : Darcine, une jolie petite fille souffrante vient d’atterrir sur le sol français avec votre participation, pouvez nous parler un peu plus d’elle ?

 

Abdul K : Darcine est une fille que j’ai connue du Burundi via une dame qui est nommée Amissa Aly. Elle détient une pharmacie et une association de femmes musulmanes qui aident les orphelins et aussi qui agit pour l’égalité et la promotion de l’aide dans un monde myogène. Elle m’a présenté Darcine à Nyakabiga, qui venait de recevoir quelque chose pour elle. La maman de Darcine avait fait un effort pour qu’elle atteigne l’occident. Elle avait moins de 15 ans avec un cœur qui pèse 5 kg, elle pesait10 kg. Quand je suis retourné ici, Darcine a été retenue par un hôpital français pour qu’elle ait des soins mais lui manquait de l’argent du ticket. Amissa m’a contacté la semaine passée et puis j’ai utilisé ma voix sur facebook. J’ai pu collecter la somme requise pour offrir cette opportunité à cet ange. Darcine est arrivée en France mercredi par la grâce de Dieu, je suis heureux pour cela.

 

Akeza.net : Qu’avez-vous gardé de cette bonne action ?

 

Abdul K : J’ai réalisé qu’il faut profiter de la technologie non pas seulement pour rendre notre vie confortable mais aussi pour sauver des vies. J’ai baptisé ce combat « SaveDarcine ». Je vais la rendre comme un symbole vivant afin que les gens comprennent que le pouvoir de nous autres individus marche. En chacun de nous il y a un cadeau divin pour faire un changement et même à une personne seulement cela compte car ça peut libérer une société.

 

Akeza.net : Depuis quand êtes-vous dans l’humanitaire?

 

Abdul K : C’est depuis que j’ai vu que le monde a besoin de nous. Il y a des problèmes presque partout, mais nous humains devons nous donner afin d’offrir à la prochaine génération un monde de lois, de démocratie et de liberté où les gens seront évalués selon ce qu’ils offrent, ce qu’ils donnent. Où nous allons vivre et tolérer nos différences afin de construire le monde sur nos points communs.

 

Akeza.net : Etait-ce votre rêve d’enfance ?

 

Abdul K : Bon, je voulais devenir un journaliste mais peu à peu comme je grandissais j’ai trouvé que nous humains ne pouvons passer dans beaucoup de milieux. Mais aussi dans mon enfance, j’avais ce besoin de pouvoir aider. C’est par exemple quand je fréquentais l’école Indépendante, juste en face il y avait l’école Saint Michel, alors je me demandais pourquoi certains enfants vont pieds nus à l’école. Est-ce une tradition ou quoi ? J’ai alors compris que c’est un problème de moyen. Ainsi je me disais qu’il fallait faire quelque chose pour les aider, mais comment ? Aujourd’hui je sais qu’on peut faire la différence.

 

Akeza.net : Des personnalités qui vous inspirent ?

Abdul K : Oui, il y a beaucoup de gens qui m’inspirent. On doit juste savoir une chose, malgré nos différentes idéologies et visions, on doit apprécier l’engament de certaines gens. Donc j’essaie de m’identifier à des gens qui sont des acteurs de la paix et qui donnent un message positif au monde. Au niveau mondial, je suis beaucoup inspiré par Mère Theresa de Calcutta. Sa grande mission mondiale, le fait d’avoir offert un toit aux enfants et son orphelinat qui a touché le monde entier. Elle, ce sont les nations unies en une personne. Il y a aussi Nelson Mandela, Gandhi et tous ces exemples de l’ancienne génération qui nous ont construit un chemin à suivre.

 

Dans mon Burundi, il y a Margueritte BARANKITSE qui m’inspire beaucoup. Elle, c’est vraiment une marguerite dans ce jardin que j’appelle le monde. Cette femme est un trésor pour le Burundi, elle mérite un jour national appelé « Margueritte, The Great Day » pour symboliser son combat, sa vocation et ce fait d’unir et de se battre contre l’ethnisme. Elle est une femme et un ange dans ce monde. Avec son sourire majestueux, méditerranéen et sa couleur de la peau qui est le reflet  d’un coucher du soleil burundais. Son sourire aussi qui redonne la vie au cœur mourant et qui traverse la vie des blessés.

 

Je suis encore impressionné par Pamela KAZEKARE, pour une femme africaine dominant dans un pays de Blanc. Je suis aussi fasciné par la princesse Esther KAMATARI, qui vraiment représente l’histoire du Burundi et sa monarchie. Vrai que la majorité des gens qui me fascinent sont des femmes. Au fait, les femmes d’aujourd’hui vont gérer le monde. Elles se sont battues contre la myogène et créent une émancipation.

 

 

Akeza.net : Auriez-vous des projets particuliers pour le Burundi ?

 

 

Abdul K : Mon premier projet pour le Burundi est de pouvoir inspirer les gens à faire la différence. Aussi je travaille dur pour voir un Burundi qui s’unit. Le Burundi est un pays riche en ressources et potentiels, on a besoin juste d’une bonne structure. J’aimerais encore aider pour que le Burundi, dans son agenda politique, puisse reconnaitre cette civilisation vivant au Burundi depuis des décennies au quartier Asiatique, ces propriétaires de magasins à l’avenue de la Mission et tous ces étrangers intégrés au Burundi. Je trouve que notre pays a besoin d’une notion sur la politique de l’intégration afin de pouvoir obtenir le multiculturalisme officialisé. C’est un symbole de la globalisation et ça peut pousser loin. C’est une force. C’est une résistance.

 

Akeza.net : Décrivez-vous en 3 mots !

 

 

Abdul K : (Rires) ! Je ne sais comment me décrire !! Bon, disons gentil, courageux et beau. Pour la beauté, chaque humain l’a. Il suffit juste de la reconnaitre. Nous sommes créés à l’image de Dieu.

 

Akeza.net : Ce qu’on dit de vous, le plus souvent ?

 

Abdul K : On dit de moi peut être beaucoup de choses négatives et positives comme pour chaque humain. Mais je me dis que c’est cela le rôle d’être une personne au service du public. J’essaie de prendre les critiques pour me construire et me développer. Et les compliments pour vivre et avoir le courage. Comme chaque humain, des fois certains propos sont choquants mais à la fin c’est notre foi et dignité qui nous protègent.

 

Akeza.net : La Meilleure période de votre vie jusqu’ici, c’était ?

 

Abdul K : C’était de pouvoir réaliser qui je suis, de pouvoir avoir l’opportunité de me construire. Effectivement aussi quand j’aide et que je vois le sourire dans le visage des gens. C’est surtout quand j’aide les enfants, en les regardant droit dans les yeux, je retrouve Dieu. Il y a l’innocence, la bonté et l’espoir.

 

Akeza.net : Et la pire ?

 

Abdul K : C’est quand je lis les mauvaises nouvelles, les tueries dans le monde, les gens qui agissent négativement ou quand je suis désespéré et cherche de l’aide pour une personne. Comme le cas de Darcine mais je sais entendre la voix de Dieu dans mon cœur. Je crois que  chaque humain a un ange gardien. Cet ange me dit : « Akbar, reste fort. Dieu ne te donnera rien de plus fort que toi ou plus fort que tu peux porter sur ton dos et si non Il te protège ». Ainsi le sourire me revient et je reprends courage.

 

Akeza.net : Auriez-vous des conseils à donner aux jeunes qui vous lisent ?

 

Abdul K : Nous devons nous unir. Et le Burundi et le monde ont besoin de nous. Aider, ça ne demande pas d’être Obama ou les autres grandes figures. C’est sourire aux malades, regarder autour de nous, nous construire et aussi je souhaite que la notion tactique de Mahatma Gandhi leur sert d’exemple. Utiliser la non violence pour faire la différence et non pas la violence. J’encouragerai tout le monde à  faire une révolution que j’appellerai la révolution de l’éducation, de pouvoir se battre pour être éduqué, avoir des études et essayer de confronter ce monde. Une autre chose est de préserver leur dignité et de savoir que chaque vie humaine a de la valeur. Nous n’avons pas de prix. Nous sommes tous chers. Nous sommes tous égaux et nous devons nous supporter et nous comprendre. Je demanderais encore aux jeunes de lire beaucoup car ça apprend.

 

Dans ma croyance, je pense que nous tous avons juste un point de rencontre, la bonté, le bien et l’amour. Les différences de religion sont juste des choix et des modes de vie mais nous allons tous vers une lampe. Et le fait d’avoir une bonne morale, c’est la clé de la vie. Pour ceux qui croient en Dieu, je leur demande de continuer leur salut, et de se tolérer malgré les différences de religion ou d’autres choses mais aussi d’être spirituel, de méditer et d’avoir un contact suprême et divin.

 

Akeza.net : Un dernier mot ?

 

Akbar K : Je souhaite aux media burundais de s’unir, d’être fort et de créer une résistance et non violence pour se battre. L’union fait la force. La presse fait notre pays. Il y a la magie dans la force de l’homme. Et enfin je remercie tout ce beau monde qui me lit. Je vous aime !

 

Akeza.net : Merci pour l’entretien !

 

Abdul K : C’est moi qui vous remercie !

La petite Darcine actuellement en France pour des soins médicaux (www.akeza.net)

La petite Darcine actuellement en France pour des soins médicaux (www.akeza.net)

Akbar Abdul Keza (www.akeza.net)

Akbar Abdul Keza (www.akeza.net)

 

Akbar Abdul Keza (www.akeza.net)

Akbar Abdul Keza (www.akeza.net)

Propos recueillis par Leis-Brule Bryga

 

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9 thoughts on “Akbar Abdul Keza : Il vient de sauver la vie d’une petite qui a la maladie du coeur !

  1. Safy

    Bravo Akbar pour ton acte et pour ton humanisme. Tu es encore jeune et plein d’ambition, que la lueur qui te guide, continue à illuminer ton chemin et sois la lumière pour les autres.

  2. Akbar

    Oui merci de tout ces compliment .Amissa aly a jouée un tres grand roles .c une femme qui contribue .elle a recue tout l argent .nous avions pas fait grande choses .mais nous avions plus fait une demande de collécte de 900000 fbu mais tout cela depend de notre temp offert .

  3. jacqueline

    Je suis trés touché que les personne qui aide les autres ,Les personne qui aime .Abantu bakunda .Je connais Akbar trés jeune .Il est trés intéligent ,il y a pas de mot pour l éxprimer .Akbar pourra faire un ministre ou président un jour .Nous remercions Amissa Aly .elle a l air magnifique aussi .Cet article m inspire et me donne l amour dans le coeur .Vous êtes des personne magnifique .
    Jacki de suisse!

  4. Nduwumwami Aymard

    Seulement te dire que tu es un ange et que Dieu te benisse courage.

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