Ainsi est né un nouveau moyen de transport à Bujumbura : le taxi collectif !

Ainsi est né un nouveau moyen de transport à Bujumbura : le taxi collectif !

Photo d’illustration de taxis ©Akeza.net
C’est un phénomène qui commence à prendre de l’ampleur au centre-ville de Bujumbura du moment où l’on sait que c’est rare de voir les citadins se partager un taxi. Pour faire face à la carence des bus de transport et aux longues files d’attente presque tous les soirs, les citadins se sont trouvés une tactique : cotiser 1000FBu chacun et prendre un taxi collectif. Les usagers de ce moyen de transport ne sont pas les seuls à en bénéficier même les chauffeurs de taxi en profitent
.

Vous l’auriez remarqué presque tous les soirs quand les files d’attente du bus commencent à se constituer, fatigues, plaintes, désespoir, colère sont les différentes humeurs qui se lisent sur les visages de certains citadins. Les uns assis en se servant des trottoirs de la gare, les autres courbés mains sur le genou ou sur les hanches, toute sorte de gestes témoignant à quel point ils en ont marre de rester débout pendant des heures. « Il n’y a plus courageux que de rester débout pendant une ou 2 heures à attendre un bus dont on ne sait quand il vient », lance un jeune homme avec des bagages dans les mains.

Comment ça se passe?

Au commencement, il y a des agents informels (commissionnaires) qui se chargent de chercher d’abord un taxi. Ensuite, ils sillonnent les files d’attente d’un quartier quelconque pour proposer ceux qui voudraient prendre un taxi collectif à 1000F chacun soit 5 personnes ce qui fait 5000F au taximan. Enfin, ils les rassemblent et entrent dans le taxi et le pari est réussi, le commissionnaire reçoit sa partie de la part du chauffeur.

Selon une jeune femme rencontrée sur les files, elle trouve inacceptable et fatiguant de rester débout pendant un bon moment. « C’est pourquoi on se cherche un autre moyen de transport pour arriver à la maison tôt après une longue journée de travail mais également pour éviter plus de problèmes comme l’évanouissement ou toute sorte de malaise dû à la longue attente ».

Un autre homme, lui, ne mâche pas les mots, « je préfère payer ce taxi à 1000FBu plutôt que de rester là à attendre. Nous perdons plus de temps, nous arrivons à la maison tard dans la nuit alors que le lendemain nous avons du travail, nous misons surtout sur la rapidité ».

Une aubaine pour les chauffeurs

« Quand nous avons la chance de trouver ces passagers qui se décident de prendre un taxi collectif, cela nous avantage parce qu’on gagne une course mais également on diminue le temps que nous passons sur le parking. En quelque sorte c’est une aubaine pour nous », confie un taxi man du centre-ville.

Ce moyen de transport, « taxi collectif », tend à devenir comme une coutume ces jours-ci, on le trouvera presque partout que ce soit aux bus du nord ou du sud, c’est la même réalité.

 

Fleurette HABONIMANA

 

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