Agriculture : Et si l’intervention publique était la solution pour réduire la perte alimentaire ?

Agriculture : Et si l’intervention publique était la solution pour réduire la perte alimentaire ?

Face à la perte alimentaire aiguë, révélation du récent rapport de la FAO (Food and Agriculture Organisation), cette organisation appelle les Etats à s’investir davantage pour réduire la perte alimentaire.

La perte alimentaire dans le monde a diminué d’intensité pour l’intervalle 2011 – 2019. Elle est passée de 1/3 environ à 1/7, peut-on lire dans le rapport de la FAO récemment publié. Cette perte s’observe depuis le stade de la production à celui qui précède la vente au détail. Ce qui laisse entendre que même s’il y a eu une amélioration de la conservation alimentaire, la perte reste encore importante.

Ce rapport ne distribue pas la perte alimentaire pays par pays. La distribution est pourtant faite par régions. Par exemple, le niveau de perte alimentaire est substantiel en Afrique subsaharienne, en Asie de l’Est et du Sud-Est. Des pays où le revenu n’est pas élevé.

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Que faudrait-il faire ?

Les pertes alimentaires enregistrées sur les exploitations s’expliquent en grande partie par : l’inadaptation des calendriers de récolte et les conditions climatiques. En plus de ces deux facteurs s’ajoutent les pratiques de récolte et de manutention inadéquates, les difficultés de commercialisation des produits et les conditions de stockage inadéquates. Des conditions qui n’épargnent pas le Burundi.

Pourtant, des solutions pour réduire cette perte post-récolte peuvent bel et bien se trouver. Et certaines d’entre elles sont en cours d’expérimentation au Burundi et ont manifesté des résultats probants. Selon un expert, ces solutions peuvent indubitablement réduire la perte alimentaire de 30% à 0,5%. Et de préciser qu’elles sont financées par le PAM (Programme Alimentaire Mondiale), mais PAM ne finance qu’une infime partie de la population.  Ces solutions sont entre autres les silos hermétiques, des sacs hermétiques et des bâches pour protéger les céréales. Néanmoins, elles sont chères. Ce qui veut dire qu’elles sont inaccessibles au peuple lambda. D’où alors la FAO recommande aux Etats de venir en aide au petit exploitant, en d’autres termes subventionner ces solutions pour qu’elles soient accessibles à la population.

 

Arthur BIZIMANA

http://www.fao.org/3/ca6122fr/ca6122fr.pdf

https://agriprofocus.com/post/5db81a2226b72a3685660abe

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