Agriculture : Des mesures pour assurer un avenir meilleur à la filière café au Burundi

Agriculture : Des mesures pour assurer un avenir meilleur à la filière café au Burundi

Déo Guide Rurema, Ministre de l’Agriculture et de l’Elevage.©DR

C’est à  l’hôtel Source du Nil que s’est tenue, mardi 11 Avril 2017, une réunion d’échanges sur le financement de la campagne café 2017-2018. Cette réunion organisée par le ministère de l’Agriculture et de l’Elevage a vu la participation du 2ème vice-président de la République, Mr Joseph Butore et des différents participants à la filière café.

Cette réunion, qui intervient alors que commence la campagne 2017-2018, était l’occasion d’analyser le pas franchi, apprécier l’impact des mesures prises dans la campagne précédente et de prendre des décisions pour un avenir meilleur de la filière café. Selon Joseph Butore, la campagne 2016-2017 a été bonne du fait que tous les arriérés des dettes envers les caféiculteurs et les autres intervenants dans la filière café ont été liquidés grâce à la bonne collaboration avec la Banque centrale et les autres banques commerciales. Par ailleurs les partenaires défaillants ont été rayés de la liste des intervenants dans la filière.

Pour  ce qui concerne la campagne 2017-2018, plusieurs mesures ont été prises pour assurer à la filière café un avenir plus luisant. En effet la taxe communale a été révisée et fixée à 11 FBu par kg de café cerise. Le paiement des caféiculteurs se fera désormais une seule fois. Joseph  Butore a tenu à préciser qu’il y a un accord d’une avance de crédit aux producteurs pour éviter des spéculations. A cela s’ajoute la suppression des collecteurs ambulants et la hausse du prix du café cerise qui est passé de 415 à 500 Fbu le Kg.

La Banque centrale a revu à la baisse le taux d’intérêt qu’elle exigeait aux banques commerciales intervenant dans la filière. Ce taux s’est donc vu passer de 3.5 à 3%. Mr Butore a également précisé qu’en ce moment le privilège est accordé aux partenariats public-privé pour pouvoir régler ensemble tous les problèmes liés à la culture du café. Autant de mesures qui permettront d’éviter à l’avenir le désordre à chaque maillon d’intervention et promouvoir la culture de la transparence.

Moïse MAZYAMBO

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