A la découverte des femmes ingénieures : Ir Marlène MPUNDU, cette jeune femme qui fait carrière dans une organisation de génie-conseil.

A la découverte des femmes ingénieures : Ir Marlène MPUNDU, cette jeune femme qui fait carrière dans une organisation de génie-conseil.

Marlène MPUNDU est une jeune Ingénieure industrielle en Génie Civil. Elle a fait l’ITS (Institut Technique Supérieur) à l’Université du Burundi. Actuellement, elle travaille pour WSP Canada (une organisation de génie-conseil) sur le projet Rusumo, composante de lignes de transport en tant qu’assistante de l’ingénieur basé à Bujumbura.

Marlène MPUNDU exerce dans un environnement à la fois stimulant et riche d’expériences assez nouvelles pour elle ; mais aussi souple avec des horaires de travail fixes. Bien qu’elle soit passionnée par son travail, les défis ne manquent pas. Heureusement que cette jeune femme ingénieure a su dénicher les ressources pour mieux avancer.

Surmonter les défis à tout prix

Bien qu’Ir MPUNDU soit passionnée par sa carrière, les défis ne manquent pas. Ce qui la pousse à adopter des stratégies pour mieux s’en sortir. Elle raconte : « Les grands défis que je rencontre sont l’intimidation et l’exclusion. Pour surmonter ces défis, je pose des questions une fois en face à certaines incompréhensions. Poser des questions crée de l’humilité, ce qui me permet d’apprendre de nouvelles choses et d’avancer ».

« Mais dans mon métier, il n’y a pas que des défis. On trouve aussi de l’admiration, du soutien, aussi bien de la part d’autres ingénieurs que des clients », ajoute-t-elle.

Dans l’exercice de ces fonctions, Ir MPUNDU côtoie les hommes (majoritaires sur les chantiers) et se doit donc d’adopter des stratégies pour mieux les gérer. Elle précise que la gestion des hommes n’est pas une tasse de thé. Elle partage son antidote : « Gérer les hommes sur les chantiers n’est pas facile mais c’est possible. Il faut croire en soi, être flexible et faire preuve de leadership ».

L’ingénierie étant traditionnellement un métier masculin, les filles qui suivent cette carrière font face à des préjugés. Cependant, Ir MPUNDU n’est pas l’une de ces femmes qui se laissent faire facilement. « S’affirmer, faire sa place dans un milieu traditionnellement masculin peut s’avérer compliqué. Moi je ne me mets pas de barrière, je me dois d’avancer à tout prix. C’est pour cela que j’essaie de me former un peu plus ; j’ose poser des questions sur une matière que je ne comprends pas, le truc étant de rester compétitif sur le marché du travail. Il faut oser apprendre, sinon on n’arrivera à rien. Tout en sachant que la clé du succès est de ne jamais se décourager ».

Travailler plus pour un avenir plus radieux

Ir MPUNDU vise haut pour ces projets futurs. Concilier technique et humanitaire est son plus grand challenge. Elle confie : « J’aimerais travailler dans l’humanitaire, mettre mes compétences au service des nécessiteux et de la société en général. C’est un peu comme donner du sens à la technique pour un monde plus juste ».

La jeune femme ingénieure n’oublie pas de passer un mot aux jeunes filles qui veulent se lancer dans le métier. « Chères jeunes filles, il est vrai que les blocages viennent essentiellement de nous-mêmes. Ne vous précipitez pas dans des filières où les débouchés sont rares (sciences humaines, lettres). Ne vous interdisez pas non plus des secteurs porteurs d’emplois : les carrières scientifiques et technologiques, le bâtiment, les postes dans l’informatique, l’industrie, le bâtiment, etc. Devenez ambitieuses, n’ayez pas peur de concilier poste à responsabilité et vie familiale. Enfin, n’oubliez pas que les filières techniques sont biens payées », renchérit-elle.

Mlle Marlène MPUNDU s’adresse aussi à ceux qui pensent encore que les femmes ne peuvent pas exercer les métiers dits d’hommes. « Ceux qui pensent que les femmes ne peuvent pas exercer les métiers traditionnellement masculins ont tort. Ils devraient avoir une ouverture d’esprit car à l’heure actuelle, on prône la mixité au travail. Il n’y a plus de métier réservé aux seuls hommes ».

Ir MPUNDU a su trouver son chemin lui menant à l’édification de sa carrière. Arrivera-t-elle à inspirer ses petites sœurs qui restent dubitatives à l’idée d’embrasser la carrière d’ingénierie ?

A suivre…

Janvier CISHAHAYO

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