A 20 ans, Laura Alida Iradukunda lance son entreprise « la Bonne Affaire »…

A 20 ans, Laura Alida Iradukunda lance son entreprise «  la Bonne Affaire »…

A 20 ans, Laura Alida Iradukunda lance son entreprise « la Bonne Affaire »… ©Akeza.net

A seulement 20 ans, Laura Alida Iradukunda est une jeune entrepreneure burundaise en devenir. Encore sur le banc de l’école, Laura Alida rêve plus grand. « Il y a tant de choses qui sont dans nos maisons : des habits qu’on a porté une seule fois, la poussette de notre bébé qui a grandi,… Et il y a quelque part une personne qui a besoin de ces objets ». Voilà l’idée de la « Bonne affaire », créer une entreprise dépôt-vente de certains accessoires d’occasion. Un projet qui lui a valu la 6ème place lors de la compétition Shika Awards 2018 organisée par le Burundi Business Incubator (BBIN).

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L’entrepreneuriat a commencé à murir dans la tête de cette jeune étudiante en gestion et administration à l’Université Lumière de Bujumbura dès la fin de ses études secondaires. « J’ai toujours voulu entreprendre parce que travailler pour un autre ne me convient pas. C’est donc à la fin des humanités générales que j’ai eu cette idée de me lancer dans l’entrepreneuriat », a indiqué Laura Alida.

A part cela, la compétition « Light Award » organisée par l’Université Lumière de Bujumbura en avril 2018 lui a aussi ouvert la voie. « J’ai attrapé la fièvre de l’entrepreneuriat après ma participation à cette compétition. Laquelle m’a valu une 2ème place et c’était le coup de sifflet pour l’entrepreneuriat parce que cette place m’a donné du courage », a-t-elle renchéri.

Aujourd’hui, déterminée à placer la barre plus haut, elle s’apprête à lancer l’idée de la « Bonne Affaire ». Un projet qu’elle prévoit lancer prochainement et qui va consister à un dépôt-vente d’accessoires d’occasion. Pour mener à bien son projet Laura Alida est en train de mettre en place l’essentiel comme un site web où les entreprises pourraient louer des stands et un bureau où ses clients viendront déposer leurs produits. Elle explique : « la personne viendra déposer sa marchandise chez moi et je prends une photo et je la poste sur le site web. Aussitôt que l’objet est acheté je vais contacter le dépositaire pour qu’il vienne récupérer son argent. A ce moment-là, il me donnera une commission de 10% ».

« Analyse ce que tu aimes et essaies de le rentabiliser… »

« Grâce à ce projet je ne suis pas la seule qui vais gagner. Même le dépositaire va y tirer quelque chose. C’est pourquoi mon projet je l’ai intitulé « Bonne Affaire » parce que celui qui amène ses biens, il en donne de la valeur et cela va lui rapporter de l’argent. Ça devient une bonne affaire parce qu’il y a ces gens qui ne peuvent pas se procurer des biens neufs. Ce sera une occasion pour eux de s’acheter des biens d’occasion à un prix abordable », a précisé Laura Alida.
Elle appelle les autres jeunes à analyser ce qu’ils aiment et d’essayer de les rentabiliser. « Le projet n’aide que toi, regarde ce que tu aimes et vois si il peut te rapporter. C’est pourquoi les jeunes devraient se lancer dans l’entrepreneuriat en faisant des recherches, en approchant des organisations qui font la promotion des idées entrepreneuriales comme le BBIN et essayer de s’en inspirer », martèle Laura Alida.

Fleurette HABONIMANA

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