FESTICAB 2014 : 5 questions pour Joseph Ndayisenga

FESTICAB 2014 : 5  questions pour Joseph Ndayisenga
Joseph NDAYISENGA , la nouvelle icone du cinéma burundais à caractère international (www.akeza.net)

Joseph NDAYISENGA , la nouvelle icone du cinéma burundais à caractère international (www.akeza.net)

Joseph Ndayisenga est l’un des meilleurs réalisateurs burundais de la jeune génération. Il fait parti également de la liste des gens qui ont déjà été récompensés au festival  international du cinema et de l’audiovisuel du Burundi (FESTICAB). Lors de la dernière édition, son  film «Welcome Home »  a raflé lui seul  5 prix.  L’espoir  du cinéma burundais
Joseph Ndayisenga répond à une série de questions  sur le FESTICAB qui bat son plein partout au pays actuellement.

 

Akeza.net : Quelle est ton actualité en ce moment ?

 

Joseph Ndayisenga: En ce moment, je travaille sur mes deux projets de films , The Springboard et Musaga’95. Le premier est en  phase de postproduction. En dépit de mon temps  limité ces derniers temps, j’essaie  de mener les deux projets à bout. L’autre est en  phase de pré-production. Dernièrement, on a entamé le casting général pour les rôles principaux. Ce sera une coproduction belgo-burundaise impliquant  deux boîtes de productions burundaises : Itulive Bros. Pictures et Menya Media International, avec la boîte de production belge  Cut  sprl dirigé par Ivan Goldsmith (Réalisateur de « Na wewe »)

 

Akeza.net : Et si on te demandait de faire un bilan 5 précédentes  éditions du Festicab  ?

 

Joseph Ndayisenga : Je ne suis pas bien placé pour répondre à cette question. Il me serait très difficile d’un point de vue personnel de dresser le bilan pour les dernières éditions du FESTICAB. Je dois toutefois reconnaitre que le FESTICAB a eu un impact retentissant dans le lancement de l’industrie cinématographique au Burundi. Les cinq dernières éditions du FESTICAB ont été d’une grande réussite. Il nous a permis à nous,  jeunes cinéastes burundais, de  réaliser nos films. Personnellement, j’ai réalisé mon premier film parce que je savais que le festicab était proche. Pour être franc, je ne vois pas le cinéma burundais sans le FESTICAB. Il est le stimulus qui pousse les jeunes cinéastes burundais à créer.

 

Akeza.net : Qu’as-tu gagné depuis que tu  participes au FESTICAB ?

 

Joseph Ndayisenga: J’ai gagné beaucoup de choses avec le FESTICAB. J’ai pu bénéficier des différentes formations sur les différents métiers du cinéma grâce aux différents ateliers organisés lors dans ses différentes éditions. Le FESTICAB  a donné une grande visibilité à mes œuvres. La réussite de mes films au Festicab m’a permis de gagner une certaine  notoriété et une confiance auprès de quelques producteurs et quelques sociétés. Désormais, il m’est facile d’approcher quelques personnalités pour discuter négocier de la  faisabilité de mes projets.
Akeza.net : Comment vois-tu le Festicab dans 10 ans ?

 

Joseph Ndayisenga: D’ici dix ans, je vous parie que si on reste sur la même allure , le Festicab sera ce que Cannes est pour l’Europe et les Oscars pour l’Amérique. Festicab sera le centre des cinémas d’Afrique.

 

Akeza.net : Si on devrait améliorer une chose au  FESTICAB, ce serait quoi ?

 

Joseph Ndayisenga : Je ne sais pas si je suis le seul à penser ainsi, mais, je pense que le comité d’organisation du FESTICAB devrait revoir la façon dont il choisit le jury. Je n’essaie pas de critiquer les jurés, mais, je suis convaincu qu’être membre du jury dans un festival de cinéma exige d’avoir une certaine culture d’analyse de films.

 

Akeza.net : Merci  de nous  avoir accordé cet entretien  Joseph Ndayisenga.

 

Joseph Ndayisenga: Merci à vous.

 

Propos recueillis  par  Armand NISABWE

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