5 preuves que le métier d’humoriste a beaucoup évolué au Burundi

5 preuves que le métier d’humoriste a beaucoup évolué au Burundi

Kigingi, Michael SENGAZI et Divin sur scène lors du show de Michael ©akeza.net

Autrefois méprisé au Burundi, le métier d’humoriste est devenu respecté en plus d’être rentable. S’il y a bien des personnes qui remplissent les salles, après les chanteurs, ce sont les humoristes. Parce que le métier d’humoriste n’est pas un métier facile, il faut également être rigoureux, très persévérant et surtout ne pas avoir peur de toucher là où ça fait mal. Akeza.net vous fait le point des 5 choses qui montrent que le métier d’humoriste a évolué au Burundi.

 

  1. La critique

S’il existe une chose que l’être humain accepte difficilement, c’est bien la critique. On est généralement mal à l’aise face à la critique et ceux qui critiquent sont souvent mal perçus. Cette règle générale ne semble pas s’appliquer aux humoristes qui n’hésitent pas à critiquer tout et tout le monde. Cela sans s’attirer le mépris, bien au contraire, ils sont applaudis. La preuve, durant son spectacle, Michael SENGAZI a ouvertement parlé de ses parents et ces derniers en riaient jusqu’à en verser des larmes…

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  1. Le franc parlé

De manière générale, les humoristes ont la réputation d’avoir un franc parlé qui flirte des fois avec les limites de l’acceptable. Les humoristes burundais n’allaient pas faire l’exception.  Un art que maitrise Alfred Aubin MUGENZI dit Kigingi. Durant les spectacles, il prend souvent à partie le public. Si cela peut être embarrassant pour certains d’entre eux, c’est assez sportivement que le public réagit, le tout dans une ambiance bon enfant. Comme quoi, la pilule passe mieux quand on y met une petite dose d’humour.

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  1. Les stéréotypes

Un bon humoriste sait se servir des stéréotypes pour faire rire son public. Il faut dire qu’ils sont une vraie mine d’or pour ceux qui savent les exploiter. Très drôle quand cela est bien préparé, une blague sur les stéréotypes fait toujours rire. Et même les personnes concernés n’y trouvent rien à redire. L’humoriste Divin T. a bien su l’illustrer lors du Kigingi Summer Comedy 2e Edition avec sa suite de stéréotypes sur les jeunes des quartiers riches et moins nantis de Bujumbura. Un vrai moment d’anthologie.

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  1. L’imitation

Que serait l’humour sans les imitations. Admettons-le, un humoriste qui, en plus de raconter des blagues, sait également imiter à la perfection – ou presque – des personnages connus du grand public, devient captivant. Les humoristes burundais semblent exceller dans ce domaine. Arthur Ban et Ildéphonse en sont devenus les maîtres et n’hésitent pas à imiter des chefs d’états ou tout simplement des personnages du quotidien avec un savoir-faire qu’ils sont les seuls à connaître. Des imitations qui plaisent et font rire.

  1. Les limites

Peut-on rire de tout ? Une question que le monde de l’humour se pose depuis des années. En attendant d’avoir une réponse concrète à cette question, l’humoriste burundais a poussé d’un cran les limites en s’attaquant à des sujets qui ne seraient pas passés auprès du public il y a quelques années. Parler des ébats sexuels le plus aisément du monde ou s’étendre sur les premières menstruations de sa sœur semblent ne plus être des sujets tabous, du moins c’est ce que l’on pouvait constater lors du spectacle de Michael Sengazi. Faire rire de ce qui autrefois était tabou, il fallait oser.

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Autant de choses qui prouvent qu’être humoriste aujourd’hui au Burundi n’est plus une honte. Apporter les rires sur les visages est plutôt honorable. Pourvu que ça dure.

 

Miranda Akim’

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