5 ans après l’avoir quitté, Olivier Bucanayandi revient sur la scène musicale plein de projets

5 ans après l’avoir quitté, Olivier Bucanayandi revient sur la scène musicale plein de projets

Dans le monde la musique, Olivier BUCANAYANDI n’est pas ce qu’on appellerait un nouveau. L’artiste côtoie le milieu depuis plusieurs années. S’étant mis à l’écart pendant un long moment, l’artiste revient sur le devant de la scène et cette fois c’est pour y rester. Mais en vrai, qui se fait appeler Olivier B. ? Qu’elle est son histoire, quel sont ses inspirations et sa vision de la musique ? Autant de question auxquelles nous allons répondre.

 

De la chorale des enfants aux studios d’enregistrement

Deuxième d’une famille de six enfants, ce natif de Kamenge qui a grandi dans les rues de Buyenzi fait sa première rencontre avec la musique lorsqu’il intègre la chorale des enfants de l’église FECABU Nyagabiga. A cette époque, la musique était loin d’être une passion pour le gamin qu’il était. Bien au contraire, c’est pour éviter d’être à la marge qu’il intègre la chorale. « A cette époque je n’aimais pas vraiment la musique. C’était juste parce que tout le monde y allait et je voulais être avec mes amis. Je ne voulais pas être marginal », dit-il. C’est en 2004 que l’amour de la musique nait en lui. Il faut croire qu’être tout le temps à la chorale a déteint sur lui.

Par très bon en musique au point de susciter la moquerie des autres enfants, Olivier a pris le temps d’apprendre et de s’exercer à la maison. Alors que le Rn’B ou le slow sont les styles de musique vers lesquels se tournent les autres, Olivier lui se passionne pour le reggae et le ragga dancehall. Quoi qu’à cette époque il n’a aucune idée de ce que cela représente. C’est plus tard, en écoutant des chanteurs comme Yves Shaka ou le groupe GMP (cher au chanteur Jiji Seven) qu’il met un nom sur le style qu’il faisait.

Entre 2004 et 2011, le jeune chanteur écrit des chansons. Des morceaux qu’il ne fait écouter qu’à un cercle très restreint de personnes. « J’écrivais des chansons et je ne les faisais écouter qu’à 2 ou 3 amis. Mais je ne trouvais pas ça bien parce que je ne chantais pas comme les autres et j’avais une sorte de complexe par rapport à eux », explique-t-il. C’est poussé par ses amis qu’il décide d’enregistrer sa première chanson. Une chanson qu’il a intitulée « Je ne suis pas différent ». Certainement une façon d’affirmer qu’il était comme les autres. Cette chanson sera suivie de 2 autres morceaux : « Le chemin » et « Ndamuzi » qui lui vaudront même de passer à la radio en 2012. La carrière du jeune chanteur venait d’être lancée.

Pour écrire sa musique, Olivier B. s’inspire beaucoup de sa foi chrétienne et de son quotidien. « Mon inspiration c’est Dieu. Parce que j’écris mes chansons par rapport à ce que je vis. Mes expériences avec Dieu, mes expériences avec les gens, les leçons que j’en tire. Ce que Dieu m’enseigne par rapport à cela », nous explique le chanteur.

Et comme tout artiste, Olivier a quelques modèles dans la musique sur qui il s’inspire pour sa musique. Parmi ces artistes, il y a le chanteur Dudu T. NIYUKURI dont les qualités d’écriture et de développement des sujets l’ont toujours inspiré. « C’est vraiment bizarre, parce que l’on ne fait pas le même style. Mais sa façon d’écrire, de développer ses chansons m’inspire. Cela m’a permis de croire en ce que je faisais. » Les chanteurs Yves Shaka et Jiji Seven sont également des artistes qui inspirent beaucoup son travail. D’autant plus que les 2 naviguent dans le même registre que lui.

 

5 ans d’absence et un retour plus que motivé

Après ses 3 premiers morceaux, Olivier B. disparait de la scène musicale sans un aurevoir. Découragé par certains aléas du métier, notamment la perte des maquettes de certaines chansons en préparation, le jeune artiste se met à l’écart de la musique pendant plus de 5 ans. Une décision qu’il regrette aujourd’hui. « Ce sont les lâches qui laissent tomber », s’exclame-t-il. De retour dans la musique, l’artiste veut plus que jamais faire évoluer sa musique et aller de l’avant. « Ce qui distingue les gagnants des lâches, c’est le fait de ne jamais laisser tomber et j’ai décidé de faire partie des gagnants », dit-il avec assurance.

Porté par sa passion, Olivier B. veut partager son expérience de la vie, son expérience dans la foi. « J’ai cette envie de partager mes leçons de la vie, mes expériences avec Dieu et avec les autres. Je veux partager ces valeurs que Dieu m’enseigne chaque jour par rapport à la société. »

Pour partager cette expérience, Olivier B. prépare une série de musique et de vidéo. La première de cette série est « Way Maker » sorti en septembre 2018. Un témoignage, une réponse à l’échec et le découragement qui ont miné certaines périodes de sa vie. « Même s’il y a des choses qui n’ont pas marché ou qui ne se sont pas passé comme je voulais, il y en a d’autres pour lesquelles Dieu a été fidèle. Je voulais donc rappeler à mon cœur de rester fidèle à Dieu et ne pas le laisser tomber. Parce que même dans ces échecs dans le passé, il a su me relever », explique le chanteur.

Passionné de coaching et de développement personnel, Olivier B. désire organiser des « Boot Camp » au cours desquels il pourra partager ses expériences avec les gens et donner des messages d’encouragement. « Je me dis que c’est mieux qu’une chanson de 3 minutes », nous dit l’artiste. Il voudrait également organiser des camps où les jeunes pourront apprendre à découvrir leur passion et comment en vivre. « La musique peut aider tout le monde, mais ma cible principale, ce sont les jeunes. J’aimerai voir les jeunes découvrir leur passion très tôt et les suivre. J’aimerai donc organiser des camps où les jeunes reçoivent des formations sur le développement personnel », nous explique-t-il.

Mais les boots camp ne sont pas le seul projet de l’artiste. Olivier B., voudrait un jour posséder une structure de production musicale. Où lui mais également d’autres artistes pourront faire de la musique. Mais en attendant, l’artiste se concentre sur sa carrière et espère partager sa musique avec le plus grand nombre.

 

Moïse MAZYAMBO

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